LE ZOO DE ROME

Le zoo de Rome

La langue de Pascal Janovjak est belle et fluide, entre verve enjouée et poésie souriante.

LE ROMAN

C’est l’histoire du Bioparco, ex parc Animalier, ex- Zoo, de Rome, de sa gloire, de sa décadence et de sa brève renaissance,. C’est l’histoire de ces deux-là qui s’aiment brièvement et un peu aussi éternellement et de celui-là qui ne survivra pas. On s’y promène dans Le Zoo de Rome, je veux dire le livre, on est ému et amusé parce que la vie est comme ça émouvante et drôle même quand elle est triste.

CE QUE NOUS PENSONS DU ROMAN de Pascal Janovjak, Le zoo de Rome.

Rome est parait-il, un excellent endroit pour attendre la fin du monde.

C’est ce qu’avait dû se dire l’ultime spécimen de Tamandin qui faisait la gloire tardive du zoo de Rome. Après la Jordanie, le Liban, la Lybie, le Bangladesh et la Palestine, Pascal Janovjak vit en Italie et écrit en Français. Sa langue est belle et fluide, entre verve enjouée et poésie souriante. Ce récit où meurt une espèce et où s’en reproduit une autre est plein d’une tendre gravité. Comme l’écrit Pascal Janovjak : « Et si le zoo de Rome ne fait plus l’histoire, il continue d’en être l’amer reflet. ».

Pascal Thiriet

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Depuis 1911, Rome voit vivre en son cœur, au beau milieu de l’antique, dans la verdure et sur dix-sept hectares, un zoo extraordinaire. Figure principale de ce livre, ce lieu baroque saura attirer, au fil des décennies, un monde de personnalités aussi diverses que Mussolini et sa lionne domestique, le pape, les actrices de Cinecittà ou Salman Rushdie…
Mais l’auteur de ce roman ne se contente pas d’entraîner le lecteur dans la mémoire d’un lieu. Il en réinvente aussi le présent, en suivant les traces de Giovanna, directrice de la communication du zoo, et de Chahine, architecte algérien, l’un par l’autre attirés, l’un et l’autre fascinés par un tamanoir, ultime survivant de son espèce, objet des soins jaloux d’un vétérinaire sans scrupules et d’un gardien en fin de carrière. Tous sont happés par une aventure où s’affrontent en silence la corruption, la mémoire politique de l’Italie et la réalité économique d’un parc démesuré, qui survit loin des itinéraires touristiques.
Pour Pascal Janovjak : “Le zoo est un sanctuaire de l’innocence.” Mais c’est aussi le miroir d’un siècle trou-blé, le révélateur d’une humanité fabulatrice. Dans cet envoûtant décor romanesque, l’auteur entremêle avec bonheur passé et présent, renommée et décadence, nostalgie et espoir.

Actes Sud – AVRIL 2019 – 256 p – 19,80 €

Le Zoo de Rome est disponible à la librairie L’Opuscule de Montpellier

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