Kyoto song de Colette Fellous

20.00

Si Kyoto Song porte un titre de chanson, c’est parce qu’un doux air nous emporte dès les premières pages. Comme dans d’autres textes, Colette Fellous bâtit son livre avec le lecteur et puisqu’elle nous invite à un voyage initiatique en compagnie de sa petite fille, nous participons nous aussi d’une certaine manière à la préparation de la vie pour reprendre l’intitulé d’un de ses ouvrages précédents. Donc elle nous convie dans son nouveau pays natal, et faisant le tour des mots, nous prend la main ainsi que celle de Lisa qui demande pourquoi tant de moments disparaissent ; cette question parmi d’autres trouve des explications au fur et à mesure que la carte se dessine et l’on parcourt des jardins, l’on goûte des mets succulents, l’on boit dans des cafés ombragés commentant un Haïku. Ce sont alors des figures que l’on croise Bashô, Ozu, Hokusai, Soseki, Kawabata, tant d’autres encore Nabokov, Tolstoï, même l’homme invisible. Reste à nous emparer de ce que nous offre l’auteur qui, empruntant cette phrase à Roland Barthes – lui-même ayant vécu sous l’empire des signes – j’ai de l’écrire un sentiment absolu, prouve qu’elle habite le livre pour pays premier.

Kyoto Song – Gallimar – 192 pages – Janvier 2010 – 20 €

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Kyoto Song de Colette Fellous
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