Santa Muerte de Gabino Iglesias

Couverture du livre Santa Muerte de Gabino Iglesias
Santa Muerte de Gabino Iglesias

C’est sanglant, tragique mais mené avec une touche d’humour et d’extravagance. Un polar réussi qui en appelle d’autres.

Santa Muerte de Gabino Iglesias

Nous sommes à Austin à quelques encablures de la frontière où règne la terreur. Au Mexique, ce sont les cartels de la drogue, des gangs de prostitution, des meurtres et autres atrocités qui plombent le quotidien de toute une population. Mais ça, c’est au Mexique tandis qu’à Autin… ce n’est finalement pas si différent que ça. Fernando, qui ne jure que par dieu et le trafic de stupéfiants a fui le Mexique (après quelques embrouilles) pour se réfugier aux Etats-Unis. Là, il souhaite prendre un nouveau tournant, mais travaille très vite pour un magnat de la drogue. C’est plutôt la routine jusqu’à ce qu’un gang de la Salvatrucha décide de prendre le contrôle de la ville.

Fernando se retrouve dans un hangar avec trois hommes tatoués de la tête aux pieds, bourrés de chimie et assoiffés de sang. C’est lorsque l’un des deux, Indio, scie la tête de son compagnon que Fernando prend peur. C’est alors que démarre une course contre la montre où l’on découvrira un univers macabre avec des individus infects tels son boss Guillermo qui vit avec Consuelo, une voyante illuminée, le Russe, tête brûlé qui ne veut surtout pas être confronté aux gars de la Salvatrucha, El Principe, tueur prêt à affronter la mort par plaisir et bien sûr, la Santa Muerte qui veillera (ou pas) sur notre narrateur. 

Ce que nous pensons de Santa Muerte de Gabino Iglesias

Dès les premières pages, le ton est donné. L’immigration, le mal être et le retour à la case départ. Pas facile de rebondir lorsque l’on vient des bas-fonds du Mexique. Fernando, le narrateur n’est pas un type recommandable, mais on suit ses pérégrinations et l’on finit par s’attacher à cet antihéros, peureux et idolâtre. Le style est vif. On ne s’ennuie pas un instant tout au long de ces 180 pages où l’on escroque, torture et tue à la volée. C’est sanglant, tragique mais mené avec une touche d’humour et d’extravagance. Un polar réussi qui en appelle d’autres.

Quatrième de couverture

Austin, Texas. Tu t’appelles Fernando, et tu es mexicain. Immigré clandestin. Profession ? Dealer. Un beau jour… Non, oublie « beau ». Un jour, donc, tu es enlevé par les membres d’un gang méchamment tatoués qui ont aussi capturé ton pote Nestor. Pas ton meilleur souvenir, ça : tu dois les regarder le torturer et lui trancher la tête. Le message est clair : ici, c’est chez eux.

Fernando croit en Dieu, et en plein d’autres trucs. Fernando jure en espagnol, et hésite à affronter seul ses ennemis. Mais avec l’aide d’une prêtresse de la Santería, d’un Portoricain cinglé et d’un tueur à gages russe, là oui, il est prêt à déchaîner l’enfer !
 
Écartelé entre deux pays, deux cultures, deux traditions, Fernando est un antihéros des temps modernes. Quand toutes les frontières se brouillent, seul un nouveau genre littéraire peut dessiner le paysage. Gabino Iglesias invente donc ici le barrio noir. Il y conjugue à merveille douleur et violence de l’exil, réalisme social et mysticisme survolté, mélancolie et humour dévastateur.

Source éditeur

Sonatine editions – 20/02/2020 – 180 pages – 20,00 euros

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