Kyoto song de Colette Fellous

Kyoto Song de Colette Fellous
Kyoto Song de Colette Fellous

Note de lecture

Kyoto song de Colette Fellous

Si Kyoto Song porte un titre de chanson, c’est parce qu’un doux air nous emporte dès les premières pages. Comme dans d’autres textes, Colette Fellous bâtit son livre avec le lecteur et puisqu’elle nous invite à un voyage initiatique en compagnie de sa petite fille, nous participons nous aussi d’une certaine manière à la préparation de la vie pour reprendre l’intitulé d’un des ses ouvrages précédents.

Donc elle nous convie dans son nouveau pays natal, et faisant le tour des mots, nous prend la main ainsi que celle de Lisa qui demande pourquoi tant de moments disparaissent ; cette question parmi d’autres trouve des explications au fur et à mesure que la carte se dessine et l’on parcourt des jardins, l’on goûte des mets succulents, l’on boit dans des cafés ombragés commentant un Haïku.

Ce sont alors des figures que l’on croise Bashô, Ozu, Hokusai, Soseki, Kawabata, tant d’autres encore Nabokov, Tolstoï, même l’homme invisible. Reste à nous emparer de ce que nous offre l’auteur qui, empruntant cette phrase à Roland Barthes – lui même ayant vécu sous l’empire des signes – j’ai de l’écrire un sentiment absolu, prouve qu’elle habite le livre pour pays premier.

Quatrième de couverture

«Kyoto song a la forme d’un voyage qui contiendrait tous les voyages : un désir, une brûlure, un élan souverain, une quête, une danse. Et sur le chemin je voulais retrouver de manière aléatoire des scènes perdues ou, comme on dit à la radio, restées en l’air : tant que je serais vivante et que l’envie de marcher sans avoir peur me guiderait, je resterais à Kyoto, c’est en tout cas ce que j’avais décidé. De ce point du monde, je pourrais mieux revoir, rectifier et approfondir tous ces moments furtifs qui m’avaient forgée depuis l’enfance et que je n’avais pas assez bien racontés. Mais je ne suis pas venue seule au Japon, une petite fille m’accompagne, elle a dix ans. C’est elle qui m’a poussée à être là. Elle dit toujours que son chiffre magique est le 5 mais elle ne sait pas comment l’expliquer, régulièrement elle lance des choses comme ça, et moi je la crois.» Colette Fellous.

Kyoto Song – Gallimar – 192 pages – 20 €

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